Je sais que j’ai de l’imagination. Là, j’imagine une salle des machines abandonnée, à la Fall Out. Un robot rouquin (rouillé) me parle. Il baragouine et me file des barres protéinées « si je veux survivre 3 secondes dehors, grâce à leur index glycémique de… » putain ta gueule.

Je suis gelée. Il faut partir. Y’a plus d’humains, que des robots qui servent à rien, de bons lèches-culs. J’évolue sur une terre brûlée, volcanique. Sauf qu’il y a 300 ans, ça s’appelait Marseille mec, et les gens « mangeaient leurs morts » apparemment. Tout s’est emballé si vite. A vrai dire, les expérimentations énergétiques, la trajectoire bas-carbone, tu parles, leurs « startups » technologiques ont retourné le bide aux écosystèmes. Comme après un curry trop épicé. Les entrailles de la terre ont tout dégueulé.

J’ai récup’ un robot cheval, c’est ma seule folie.