Qu’on ait un grand sens artistique ou non, l’écriture ou l’art sont des catalyseurs clés pour mieux se connaître. Vous êtes sceptiques ? Ils ont pourtant de nombreux avantages : ils figent des souvenirs à un instant t, vous permettent de prendre du recul, d’exprimer des idées originales ou non exploitées dans d’autres contextes… Voici quelques idées pour commencer à « pratiquer ».

Let it go

Vous ne savez pas par où commencer ? Quand on est en colère, ou bien curieux, inquiet ou calme… l’expression de soi par l’expression artistique est toujours un pas en avant ! C’est le créneau qu’a bien su saisir l’art-thérapie.

Essayez tout simplement de vous asseoir devant une feuille blanche. Prenez un stylo / un crayon, et laissez votre main tracer des lignes, des traits, des cercles, écrire des mots… sans réfléchir. Qu’observez-vous ?

Un exercice amusant. Dans mon carnet, je me prête souvent au jeu pour voir ce qui sort de ma tête. Souvent, ça n’a aucun sens ! Par exemple, des mots sortent, de façon répétée (non, je ne suis pas psychopathe). Ou bien, je dessine des motifs étranges, que je n’ai pas spécialement vus ailleurs il me semble. Mais parfois, on arrive par entre-apercevoir quelque chose. Une logique (ou non !). Une « patte ». Un esprit. Un style. Une réponse.

A force de répéter l’exercice, on peut parvenir à de véritables moments d’introspection.

 

La force du journal intime

Pourquoi tenir un journal intime ?

Tenir un journal par exemple, pour y noter ses émotions, son quotidien, les bonnes et les mauvaises choses… permet de prendre du recul sur les événements de la vie. De mieux les analyser, de mieux les comprendre, voire de mieux les laisser passer sans qu’ils aient trop d’emprise sur vous lorsqu’ils sont désagréables-.

Écrire permet de prendre du recul sur vous-mêmes et de faire la paix avec votre ego, tout en envahissant parfois moins les autres avec vos « soucis » ou votre mauvaise humeur. Car, tout simplement, écrire permet de faire une pause dans le tumulte du quotidien pour prendre quelques minutes « à soi », et se concentrer sur sa propre expérience. On s’écoute enfin, on s’autorise à se confesser et à trier entre les bons ressentis et les moins bons. On peut alors s’entraîner à se focaliser sur le bon, et être ensuite plus disponible pour l’autre.

Ou encore, dessiner permet d’exprimer des émotions ! Même sans être forcément Monet ou Rembrandt, le dessin ou la peinture, ou encore la sculpture… bref, l’art, permet de se réconcilier avec des instincts. À condition d’éviter l’angoisse de la feuille blanche.

Quelques conseils pour écrire pour soi.

  • Ne pas se prendre trop au sérieux. L’humour, c’est idéal pour prendre du recul sur soi-même
  • Ne pas se brider. Vous êtes le seul maître à bord ! Ce moment, c’est votre espace de liberté. Vous n’écrivez pas pour le reste du monde, donc ne vous auto-censurez pas ! Vous n’avez pas spécialement besoin de trier vos pensées, vos expériences… Finis les : « dois-je vraiment raconter ça ? C’est superficiel ? Est-ce que ça donne une bonne image de moi…? »
  • Essayez d’être régulier-ère, sans pour autant rendre ce moment « obligatoire ». La régularité, comme dans toute pratique (sport, méditation, art…), permet tout simplement de saisir les bienfaits de l’activité et de les inscrire dans son quotidien.
  • Écrivez dans un carnet qui vous inspire, qui vous donne envie d’écrire. Ni trop grand (on n’est pas à l’école !), ni trop petit pour pouvoir écrire facilement. Fantaisie ou minimaliste. Le choix est vaste, mais il faut qu’il vous corresponde. Après tout, on peut également envisager un carnet vierge pour dessiner, un blog pour les plus digitaux (l’inconvénient est cependant la protection de données / le nomadisme qui ne permet pas toujours d’écrire où on veut, quand on veut), ou juste un dictaphone si vous n’aimez pas du tout écrire mais plutôt parler à voie haute… Ce qui compte, c’est l’aspect cathartique de la pratique il me semble.
  • N’attendez rien de spécial de ces moments d’écriture: ce sont eux qui se révéleront à vous. Ecrivez juste ce qui vous passe par la tête. Ce que vous ressentez. Tout est là.